C'est plus qu'un 'sale' problème

Connexion 2 min de lecture par Dov

Beaucoup de gens viennent à GYE avec un “problème de regarder la porno”. Je suppose que leur but est surtout “de ne plus du tout regarder la porno”. Mais cela est limité, pour deux raisons auxquelles je pense maintenant.

Premièrement, l’objectif lui-même est seulement négatif - Il n’y a donc aucun changement inhérent personnel nécessaire- il s’agit juste de vivre sans utiliser cette saleté. «L’accoutumance» et c’est tout. Bien que cela puisse représenter un objectif merveilleux, cela semble quand même un processus très différent du rétablissement en 12 étapes, dont j’ai fait l’expérience ou dont j’ai été témoin. Le travail est essentiellement effectué dès que l’on ne regarde plus de saleté pendant un moment. Ouais.

Ou peut-être qu’ils travaillent les étapes, mais je me demande si les étapes jouent un rôle nécessaire et réelle dans leur rétablissement. Et si les étapes ne jouent pas ce rôle, alors il est peu probable que ces gens ressentiront le besoin de conserver les avantages du travail de ces étapes une fois qu’ils sont “guéris” et n’utilisent plus de saleté pendant un moment. Je ne l’aurais probablement pas ressenti …

Deuxièmement, je me demande combien parmi ces gens-là ont vraiment un problème qui se limite à “regarder de la saleté”. Il semble tout à fait possible que dans certains cas, leur problème est le désir, en général. Ils voient que cela se manifeste par la pornographie et la masturbation et mettent tous leurs efforts pour arrêter. Moi aussi, je le ferais. Mais si leur vrai problème, c’est un profond sentiment/perception que pour survivre, ils ont vraiment besoin de choses et de plaisirs qu’Hachem ne leur a pas donnés - alors à quoi bon de quitter la saleté?

Puis, quand le mariage arrive alors, et que le sexe est introduit dans le mélange, ils découvriront un champ neuf pour y semer leur désir. Et ensuite, ils se demanderont pourquoi mar’eevo Savah et Pat be’salo ne fonctionne pas!

Ils ne vont pas vraiment se voir comme différents ou anormaux. Et ils ne le sont peut-être pas! Je suis peut-être la dernière personne à mettre l’étiquette “dépendant” à quiconque autre que moi-même. Mais s’ils estiment qu’ils sont incapables de jouir des plaisirs sexuels avec une véritable joie, contrôle et modération, je vous suggère qu’ils vont un peu vers le côté «dépendant». Surtout si leurs problèmes de désir vont empiéter sur d’autres domaines de leur vie - ou dans la vie d’autres personnes. Ils ne peuvent décider cela que pour eux-mêmes.