Est-ce si grave?
Question:
Mon Yetser Hara continue d’essayer de me convaincre que regarder des images érotiques n’est pas si grave, tant que je fais attention de ne pas être MZ”L (motsi zera levatala)… Pouvez-vous m’aider à sortir cela de ma tête?
Réponse:
En ce qui concerne les interdictions liées, toute personne qui est religieuse et qui a étudié toute la Torah, doit être consciente de la gravité de ces fautes. La Torah dit: «Vous n’irez pas explorer après votre cœur ni après vos yeux par lesquels vous êtes attirés». Ceci s’applique à n’importe quelle image qui éveille son mauvais penchant, les images érotiques de tout type sont absolument interdites. Les Rabbanim disent que quiconque s’amène volontairement à une érection doit être banni (Nidda 13A). La Guemara va même jusqu’à dire “Il vaudrait mieux que l’estomac éclate que de toucher l’endroit de son Brit (et éventuellement s’amener à une érection)”. Et une autre Guemara dit “il vaut mieux marcher derrière un lion que marcher derrière une femme”. Et encore une autre Guemara: “Quiconque s’amène à une érection détruit le monde”. Ce n’est pas du moussar ou de la Hassidout, il s’agit d’une Guemara ordinaire. Nos Sages ont le feu à ce sujet! Le Midrach dit que quiconque ne fait pas attention en regardant les femmes en viendra à fauter avec elles à la fin. Voir ces images est également inclus dans l’interdiction de “Lo tikrevou Legalot Erva, Ani Hachem Eloke’hem - Ne vous approchez pas pour révéler la nudité, car je suis Hachem votre D.” Il n’y a pas d’autre Mitsva dans la Torah, où cette terminologie est utilisée. Même dans le cas du culte des idoles, la Torah ne dit pas de ne pas s’en approcher! C’est seulement dans ce domaine que la Torah nous exhorte à rester loin. Il est également intéressant de noter que la Torah utilise les mots «ne vous approcher pas pour révéler la nudité» et non pas “des relations”. Cela implique que «révéler la nudité» (c’est à dire même regarder) est, à un certain niveau, comme si on avait déjà fait l’acte.
Ce petit test peut être votre mesureur - si une image déclenche un élan, un fort battement de cœur, de raidir vos mains, ou même un silence, “Wow!”, alors vous polluez votre âme, vous endommagez votre “Da’at”, la capacité de connaître D., et vous vous coupez de la Présence Divine, la She’hinah. Les yeux sont les fenêtres de l’âme et ils sont les vaisseaux pour recevoir la lumière de la She’hina. Celui qui a endommagé ces récipients ne sera pas en mesure de se prélasser dans la gloire de la She’hinah dans ce monde, ni dans l’autre.
Donc, avec toutes ces sources, comment une personne religieuse peut même poser une telle question? La réponse est dans la parachat Shoftim. “Ki Hasho’had… etc…” - “Car les pots-de-vin aveuglent l’homme, et tordent les mots des Tzadikim”. Le Yetser Hara, qui nous offre des pots de vin de faux plaisirs et fugaces, nous aveugle des vérités évidentes et nous fait penser que nous avons des réelles “questions”. Mais il ne fait que les déguiser en questions. Ne soyez pas dupe, et réalisez que ce ne sont pas des questions, mais en fait ses «réponses»!
(R ‘Elchanan Wasserman a utilisé cette idée et ce Passouk dans un écrit, pour expliquer comment les multitudes d’hommes sages non-Juifs et de scientifiques du monde entier, ne parviennent pas à voir la main évidente et criante de Hachem dans toute la création).