Le lourd rocher de l'isolement
Adapté à partir d’un article de Aish.com.
Le film “127 hours” est le récit captivant d’un alpiniste américain, Aron Ralston, dont les épreuves saisirent la nation en mai 2003 quand il fut obligé de se couper le bras pour survivre dans son aventure.

Le film est fascinant, envoûtant et très réel. Et trop humain. Je pense que nous reconnaissons tous que Aron Ralston pourrait être n’importe lequel d’entre nous.
Lorsque M. Ralston mis au point son aventure de grimper Blue John Mountain, en Utah, il ne dit à personne où il allait. Sa mère l’appela et il ignora son message. Il a vécu une vie isolée des autres, repoussant les gens, en évitant l’intimité.
Lorsque son bras est resté coincé “entre le marteau et l’enclume” (titre de son livre et peut-être la première fois que l’expression avait été dite au sens propre), il essaie de nombreuses manœuvres différentes, dans un effort pour se libérer- le tout sans succès. Après quelques jours de tentatives infructueuses, la situation devint plus désespérée et il commença à réfléchir: “Je suis un si grand héros que je suis venu ici et je n’ai dit à personne où j’allais. Oups.”
Ralston commence à le reconnaître, à avouer que son isolationnisme n’est pas une attitude saine - ni physiquement, ni psychologiquement.
Il poursuit: “Toute ma vie je me suis dirigé vers ce rocher. Et ce rocher a été fait juste pour moi.”
Comme l’épreuve se poursuit, Ralston devient délirant. La mort semble être en vol stationnaire. Dans un véritable acte de désespoir, il prend un couteau, déjà émoussé de coups répétés sur le rocher, et coupe son bras.
Il doit encore descendre la montagne et marcher 16 km…
Mais alors qu’il s’éloigne de la scène, il regarde en arrière à la Blue John et dit: “Je te remercie.”
On nous donne aucune autre explication, mais puisque la montagne a mis en danger sa vie, plutôt que de le sauver, nous devons supposer qu’il veut dire “je te remercie de l’expérience, la sagesse acquise, la leçon offerte.”
Dans les Psaumes (118), nous disons: “Je te remercierai parce que Tu m’as répondu, cela a été pour moi un salut.” Le mot “répondu” peut aussi être traduit par “affligé”. Nous remercions le Tout-Puissant pour l’affliction, parce que c’était l’occasion qui a véritablement changé notre personne, cela (nous l’espérons) nous a rendus meilleurs.
Aron Ralston est un homme jeune heureux - pas seulement parce qu’il a survécu, mais parce qu’il a reconnu qu’il y avait là des leçons pour apprendre de cette expérience tant qu’il avait encore le temps et la capacité de changer.
Bien qu’il continue à escalader les montagnes, il travaille également comme un conférencier motivateur, en faisant la meilleure chose que l’on peut faire avec notre sagesse précieusement acquise - partager avec les autres.
Marié avec un enfant, il ne va jamais escalader sans dire à quelqu’un où il va.
Nous escaladons tous une montagne dans notre lutte contre cette dépendance. NOUS NE POUVONS PAS le faire tout seul! C'est l'isolement qui nous a coincés dans cette situation difficile, au départ!
Lorsque nous nous trouvons dans un marasme réel, nous nous disons souvent ce que Aron s'est dit, "Je suis un tellement grand héros, que je suis venu ici et je n'ai dit à personne où j'allais. Oups." Si seulement nous avions fait ce rappel et avions cherché de l'aide AVANT que nous soyons tombés, nous aurions pu nous sauver de tant de souffrances.
Tant que nous restons dans l'isolement, nous allons nous retrouver coincés entre le marteau et l'enclume. Nous pouvons essayer de nous libérer 100 fois, mais comme <em>H'azal</em> disent, "un prisonnier ne peut pas se libérer de la prison". Le <em>Passouk</em> (<em>Michlei</em> 28; 13) dit: <em>«Meh’asseh Pechaav lo Yatsliah</em> - Celui qui cache ses fautes ne réussira pas" ... <em>"Modeh Vé'ozev"</em> - ceux qui admettent leur impuissance et demandent de l'aide, <em>"Yerouhem</em> - verront la miséricorde".
Essayez ceci: Faites un <em>neder</em> ou un forte <em>Kabala</em> que si vous agissez avant de parler à quelqu'un en premier, vous devrez faire quelque chose de très dur ou donner une grande quantité de <em>Tsedaka</em>. Cette idée forte vous forcera à passer cet appel. Et une fois que nous faisons l'appel et sommes hors de l'isolement, nous pouvons trouver la force de nous retenir 90% du temps.
Ne restez plus dans l'isolement!