Lorsque vous vous sentez loin, Vous êtes proche

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Lorsque Machia’h viendra - très bientôt si D. veut, nous aspirerons à l’époque où nous avons eu un combat, lorsque la lutte était bien réelle. Il n’y a pas de lien plus étroit avec Hachem que lorsqu’une personne sent qu’elle a besoin d’Hachem à chaque seconde pour la sauver.

Le Sefer Shamati (du Baal HaSoulam) explique que la définition réelle de “Simh’a Shel Mitzva” est la suivante: Davka quand un Juif ne sent pas de Simh’a à servir Hachem et qu’il se sent sec et loin d’Hachem, mais il sait ce qu’il veut vraiment profondément en lui, alors, au lieu de laisser ces sentiments l’arrêter, il suscite en lui-même la joie pour avoir réalisé qu’il a tellement «besoin» d’Hachem pour l’aider… C’est cela la vraie Sim’ha Shel Mitzvah et le vrai lien avec Hachem qu’une personne peut avoir.

Le Ba’al HaSoulam donne une parabole. Si quelqu’un est en train de mourir et que son ami peut le sauver, il supplie son ami de le sauver avec chaque petite quantité de force qu’il possède. Il sera totalement dépendant et attaché à son ami. Toutefois, s’il n’est pas en train de mourir et qu’il veut que son ami lui donne quelque chose de «plus» (motarot), alors il ne sera pas si attaché à son ami par son désir et sa demande.

Quand un Juif sent que d’être un esclave de son Yetser Hara est la «mort elle-même», par le fait que cela va l’arracher à la source de «vie elle-même», cela devient alors pour lui une question de vie ou de mort. Et quand le combat est dur, il sait que seul Hachem peut le sauver de cette mort! Et il ne s’arrêtera pas d’avoir besoin d’Hachem et de supplier Hachem pour le sauver chaque jour. Il s’agit là, du lien le plus FORT et le plus AUTHENTIQUE qu’un Juif peut avoir avec Hachem. Il est même plus fort que la connexion des Tzaddikim qu’Hachem a déjà sauvé du Yetser Hara. Car un tel Tsadik est comme quelqu’un qui a reçu un présent du roi, l’a pris, et est parti. Mais l’homme qui supplie le roi d’épargner sa vie même, alors davka PARCE QUE c’est si dur et qu’il a si peu de force, c’est un homme qui est vraiment davouk (attaché) au roi.

Les Tzadikim qui ont déjà battu le Yetser Hara avaient énormément aspiré à l’époque où ils avaient encore ces luttes, quand ils se sentaient encore très dépendants - et donc attachés - à Hachem. Comme le dit le passouk “Me’ra’hok Nireh Li Hachem - de loin Hachem m’est apparu”. C’est le sentiment d’être loin, qui, dans la réalité, nous amène si proche. Et cela devrait donner à toute personne la plus grande joie, davka au moment où il ne sent pas de joie (car dans un tel état ​​il n’a personne sur qui compter, mais seulement Hachem - et est le plus attaché à Hachem).