Par facilité ou difficulté
D’une façon ou d’une autre, nous sommes ici pour travailler. Nos Sages disent «Adam le’amal youlad - un homme est né pour peiner”. Il n’y a aucun moyen d’y échapper et il n’y a pas deux possibilités à ce sujet. Comme la Torah l’indique clairement, si le peuple Juif essaye de se dérober de ses obligations de servir D. dans la joie, ils serviront leurs ennemis à travers la souffrance à la place.
Et de la même façon que cela s’applique à une grande échelle, cela s’applique aussi à l’échelle individuelle. Chacun de nous a son travail à faire. Si nous décidons qu’il est trop difficile de lutter contre notre mauvais penchant, nous nous retrouverons dans une lutte contre de choses beaucoup plus difficiles et amères sur toute la ligne, à D. ne plaise. Celui qui renonce à son combat avec le Yetser Hara peut se trouver dans des difficultés avec sa femme, la lutte contre la pauvreté, la lutte contre la maladie ou toute combinaison de ceux-ci, h”v.
(A l’inverse, le Steipeler souligne dans le premier volume de Krayna Déigritah que quiconque se tient loin des plaisirs interdits, est asssuré de recevoir les plaisirs de la vie d’autres domaines à la place).
Ce monde est comme un couloir qui mène à une autre pièce. C’est seulement un moyen pour atteindre le but ultime de « Lah’azot Be’noam Hachem - se réjouir dans la gloire de D. ». Les livres kabbalistiques écrivent que chaque Juif devra en venir à son Tikkoun (rectification) de plein gré ou de force. Alors pourquoi le faire par le biais de nombreuses réincarnations et de tant de souffrances, quand nous pouvons beaucoup plus facilement servir D. avec bonheur et accepter le joug du ciel avec joie?
Alors la prochaine fois que le Yetser Hara vient à nous, nous devrions lui dire que nous n’avons pas le choix de faire notre travail. Parce que de toute façon, quelque part sur le chemin- nous aurons à faire le travail qu’on nous a donné. Ainsi, au lieu de le rendre difficile, nous le faisons de la bonne manière: dès le début et avec joie!