Quel est le lien avec Yetsiat Mitzrayim et Kriyat Yam Souf?

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Tous les êtres humains ont besoin en fin de compte de subir une Yetsiat Mitzrayim et Kriyat Yam Souf de quelque sorte, tôt ou tard. Mitzrayim symbolise “notre propre volonté”, dont nous sommes tous esclaves de naissance, et “quitter Mitzrayim” symbolise tourner notre volonté vers Hachem. Pharaon symbolise notre “propre volonté”. Et il ne nous laissera pas aller servir Hachem jusqu’à ce qu’il ait “touché le fond”. C’est pourquoi Yetsiat Mitzrayim est mentionnée pas moins de 50 fois dans la Torah. Tout tourne autour de cela.

Avec les dépendants, le processus de Yetsiat Miztrayim est beaucoup plus clair à voir. Si utilisée correctement, la dépendance peut accélérer notre croissance personnelle et spirituelle aux plus hauts niveaux, si nous apprenons à voir le processus comme ce qu’il est vraiment.

Dans un premier temps, nous refusons de renoncer à notre “propre volonté” de nous-mêmes - et nous nous laissons devenir de plus en plus les esclaves de Pharaon. Après avoir fait assez de mauvais choix, souvent notre “libre arbitre” nous est retiré “vayéhabed Hachem et Libo” et nous n’avons plus le choix de renoncer au “peuple Juif” pour servir Hachem, quel que soit le degré de nos sentiments d’éprise. Hachem “durcit (lire: la dépendance de) notre cœur”, dans le but de montrer Sa véritable force. Comme Hachem dit à Pharaon, “Rien que pour cela je t’ai gardé, pour te montrer Ma force”…

Jusqu’à ce que finalement, quand Hachem envoie “Kol Magefotai El Libe’ha” - nous comprenons que nous nous tenons littéralement devant la vie et la mort (étape 1 des 12-Etapes), et sommes-nous enfin prêts à “Renoncer” à notre volonté pour celle d’Hachem et laisser le “peuple juif” aller servir leur D. (étapes 2 et 3).

Tous ces moments où nous avons essayé d’arrêter et ne pouvions pas - en dépit de recevoir Makah après Makah; tout l’«endurcissement de nos cœurs» que Hachem nous a fait - a servi dans un seul but. Nous savons maintenant clairement que nous ne pouvons PAS le faire de nous-mêmes. L’«endurcissement de nos cœurs» (c’est à dire: le pouvoir déconcertant de la dépendance - et les 9 premières Makot que nous avons reçues), nous montrent clairement que nous sommes impuissants pour “libérer” le peuple juif (lire: notre propre volonté), de nous-mêmes. Ce n’est que lorsque la 10ème et dernière Maka nous frappe et que nous voyons que des parties importantes d’entre nous - nos vies, nos familles et tout ce qui est précieux pour nous, sont jetées dans la poubelle de notre addiction - et nous avons finalement l’impression que nous nous tenons devant la vie et la mort, nous sommes enfin en mesure d’admettre la défaite et laisser HACHEM faire sortir le peuple Juif.

À ce moment nous sommes disposés à admettre que nous ne pouvons pas de nous-mêmes, et que seul Hachem peut. Et alors nous tournons notre volonté vers Hachem et Le laissons prendre le dessus. (Étape 3)

Ou nous le pensons.

Alors que nous quittons Mitsrayim (notre propre volonté), nous entrons dans le désert aride et essayons de laisser Hachem diriger les choses, pour un changement. Mais notre dépendance (volonté personnelle) ne peut subitement faire face à la nouvelle réalité. Comment pouvons-nous suivre D. dans le désert? Nous avons vécu toute notre vie selon notre “propre volonté”! Et alors nous nous trouvons debout devant le Yam Souf. Notre dépendance/volonté personnelle nous poursuit de derrière et nous savons clairement que si elle nous rattrape encore une fois, nous sommes condamnés à la servitude éternelle - et la mort. Mais en face de nous, se trouve la mer. Si nous y entrons, nous nous noierons sûrement!

Ainsi, nous crions vers D. du plus profond de nos cœurs. “Papa, je ne peux plus retourner là-bas, mais je ne peux pas aller en avant non plus!”

Répond Hachem: “C’est pour ce moment que J’ai attendu, mon cher fils. Pourquoi me pleures-tu? Abandonne et laisse D’. Aie Confiance en moi complètement et juste AVANCE.” “Daber el Bene Yisrael Vei’ssa’ou!”

Et alors que nous entrons dans l’eau jusque nos cous, avec une foi et une confiance complète - contre tous nos instincts, le miracle de Kriyat Yam Souf se produit!

Nous voyons que nous ne nous noyons pas, après tout. Nous marchons sur la «terre sèche» au milieu de la mer. Nous POUVONS vraiment quitter Mitsrayim! Nous pouvons vraiment abandonner complètement notre propre volonté!

Tant que nous savons à cent pour cent que c’est Hachem qui est en charge, et que c’est Hachem qui nous tient, nous découvrons le miracle de marcher sur la terre ferme au milieu de la mer!

Et avec cette réalisation, nous témoignons finalement de notre “propre volonté” (la dépendance), noyée à jamais dans les eaux que l’on croyait nous noyer.

Nos cœurs se remplissent de joie véritable et nous chantons la Chira - “Az Yashir” au futur, parce que chaque Juif sera soumis à cette procédure, d’une façon ou d’une autre. Chaque Juif chantera un jour cette louange à Hachem, où il reconnaîtra et comprendra enfin comment toute la souffrance qu’il a subie jusqu’à présent n’était que pour l’amener à une dépendance et confiance complète en Hachem. “Hachem est Mil’hama, Hashem Chemo!”

Avec ces “forces de D.” récemment découvertes, nous sommes en mesure de suivre Hachem dans le désert où Il est un pilier de feu et chaleur pendant la nuit (symbolisant toutes les difficultés de la vie), et Il est une Soukah de Ananei hakavod pendant la journée… (Symbolisant les bons moments, quand nous sentons vraiment l’étreinte affectueuse de D.) …

Nous revenons alors à notre “jeune” confiance en Hachem, “Za’harti La’h H’essed Ne’ourayi’h… Le’h Te’h A’harai Bamidbar…” Et notre Père aimant nous protège dans le désert de tout mal et “transforme le rocher en étang d’eau, la pierre en sources d’eau” - et nous nourrit de la man du ciel, au jour le jour.

Et à ce moment là, nous sommes prêts à recevoir la Torah.