Principe 9 sur 21

Apprendre à aimer Hachem à travers cette lutte

Ce combat est un sol fertile de laquelle notre « véritable moi » sortira. Et à travers cela, nousapprenons à donner notre cœur à Hachem. Et espérons que nous serons capables de regarder enarrière un jour et de se dire que cela en valait la peine.

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Ce combat est un sol fertile duquel notre « véritable moi » sortira. Et à travers cela, nous apprenons à donner notre cœur à Hachem. Et espérons que nous serons capables de regarder en arrière un jour et de se dire que cela en valait la peine. Après tout, quelle est la raison pour laquelle nous sommes venus au monde, si ce n’est pour apprendre à donner son cœur à Hachem ? Commele dit le passouk : « Ten béni libh’a li – Mon fils, donne-moi ton cœur ». Grâce à cette lutte, nous apprenons à abandonner et laisser D. s’en occuper, à comment tourner notre volonté et notre vie vers Hachem de manière très profonde. Et c’est quelque chose que la plupart des gens n’ont pas le mérite d’apprendre, même en 120 dans ce monde. Donc dans un sens plus profond, cette lutte est réellement un don d’Hachem et est un signe de Son affection pour nous –si nous l’utilisons correctement !

Peu importe jusqu’où nous sommes tombés, nous ne devons jamais nous considérer comme “méprisés” par Hachem ou imaginer que Hachem est contrarié et frustré par nous. Au contraire, alors que nous apprenons à tourner notre volonté vers Hachem, nous commençons à sentir que Hachem est vraiment notre ami le plus proche et le plus éternel.

Alors que nous progressons et nous nous améliorons, nous commençons à voir notre relation avec Hachem à un niveau beaucoup plus intime. Nous commençons à percevoir comment les désirs essaient de se placer entre nous et Hachem et interférer contre le plus grand amour qui puisse exister !

Pour savoir comment rediriger notre amour vers Hachem dans cette lutte, voici une approche utile du saint sefer, Noam Elimeleh’ du Rav Elimeleh de Lizensk (Parchat Beshalah’) :

Yaakov Avinou A”H, servait Hachem avec sa midah, qui est Tiferet (ce qui signifie “beauté impressionnante”). Et tout ce qu’il voyait, entendait, faisait, ou mangeait, l’aidait à voir combien Hachem est impressionnant. Par exemple, s’il voulait manger quelque chose de savoureux, il pensait en lui-même : « Cette nourriture a été créée. Qui est celui qui a donné un bon gout à cette nourriture ? N’était-ce pas le Créateur Béni-Soit-Il? Et si cette nourriture a si bon goût, n’est-il pas évident que tout ce qui est bon, tout ce qui est agréable, se trouve dans le Créateur Béni-Soit-Il, sans aucune limite ? Et ainsi, pensait-il pour chaque chose. Et ainsi nous comprenons le passouk, “Et Yaakov embrassa Rah’el’’.

Comment inspirant et beau est le fait d’essayer d’appliquer la midah de Yaakov Avinou dans notre vie. Chaque fois que nous voyons quelque chose qui détourne nos cœurs et désirs, nous devons nous dire : « Si cela est vraiment si bon, et que je le désire tant, combien plus souhaitable ce doit être de se connecter avec Hachem, car en Lui se trouve toute la beauté, le confort, la sécurité, l’amour et le plaisir. (Après tout, s’il n’y avait pas tout cela à l’intérieur de Lui-même, pourquoi l’aurait-il créé?) Nousavons tous un “trou de D.” que nous essayons de combler. Hachem nous a donné un profond besoin subconscient de Le chercher, car Il est la source de tout ce dont nous avons besoin. Notre esprit physique tout simplement dérange les signaux du désir ardent de notre âme. La beauté que nous voyons dans ce monde n’est qu’une ombre passagère de la réelle beauté !

Le Baal Shem Tov parle aussi beaucoup, de la façon dont ces désirs sont un “amour déchu”, qui ont en vérité leurs racines dans le monde supérieur spirituel de “Ahava”. Comme il est écrit dans la Parachat Leh’ Leh’a :

Tout (dans ce monde) est une projection d’Hakadosh Barouh Hou à travers les attributs d’amour et de crainte, comme on le sait. Mais l’amour est en exil, vêtu du physique, comme la femme et la nourriture… Il faut se dire dans son cœur, que si j’aime ce qui est seulement « un amour bas et brisé » vêtu d’une goutte putride (qui est là d’où nous venons tous), combien plus devrais-je aimer le Saint béni Soit-Il !

Ceux qui luttent contre ces désirs peuvent utiliser cette lutte comme un tremplin pour la Ahavat Hachem.Et lorsque nous réussissons à faire cela, nous élevons les plus grands désirs physiques et les transformons en un grand amour pour Hachem ! Ceci est un très haut niveau de service divin. Nouspouvons également voir cette Middah chez Yaakov Avinou, lorsqu’il a revu son fils après 22 ans et, comme nous disent nos sages, il transforma son amour pour Hachem en disant le Kriyat Chema. Nous pouvons grandir dans ce sens, si à chaque fois que nous sentons des désirs malsains, nous prions Hachem et disons : “Hachem, s’il Te plait, aide-moi à trouver en Toi, ce que je recherche dans mes désirs”.

Les Séfarim parlent à propos du fait que le désir le plus élevé d’un Juif est d’être davouk – attaché à Hachem et au Ziv de la Sheh’ina. C’est censé être en fait un ‘désir’ en quelque sorte, comme le Rambam (Maimonide, Mishné Torah, “Lois du Repentir ‘’, 10,3) écrit :

Quelle est l’amour adéquat que nous devons avoir pour D. ? C’est d’aimer D. d’un amour extrêmement grand et intensément puissant jusqu’à ce que l’individu soit en extase; Il doit être atteint comme une personne malade d’amour, dont l’esprit n’est à aucun moment libre de sa passion pour une femme particulière, avec son image à tout moment dans son cœur, qu’il soit assis ou debout, qu’il mange ou boive. Encore même plus intense doit être l’amour d’Hachem dans le cœur de ceux qui l’aiment, et cet amour doit complètement l’absorber, puisqu’il nous est ordonné d’aimer notre D. « de tout ton cœur et de tout ton âme ». Shlomo Hameleh’ a exprimé cette allégorie dans le verset « car je suis malade d’amour » (Cantique des Cantiques, 2,5). En effet, le Cantique des Cantiques est toute une description allégorique de cet amour.