Soutien de Groupe
Puisque l’un des outils les plus puissants pour rompre la dépendance est de sortir de l’isolement, nous avons besoin d’accroître notre interaction avec d’autres qui sont dans la même situation, autant que possible. Si un seul partenaire ou mentor ne nous donne pas encore la force nécessaire pour arrêter complètement d’agir compulsivement, il n’y a rien de plus puissant que le soutien de groupe, pour aider les dépendants à se libérer des dépendances.
Puisque l’un des outils les plus puissants pour rompre la dépendance est de sortir de l’isolement, nous avons besoin d’accroître notre interaction avec d’autres qui sont dans la même situation, autant que possible. Si un seul partenaire ou mentor ne nous donne pas encore la force dont nous avons besoin, pour arrêter complètement d’agir compulsivement, il n’y a rien de plus puissant que le soutien de groupe pour aider les dépendants à se libérer des dépendances. Rav Avraham Twerski le souligne constamment aux gens qui viennent lui demander conseil à propose de cette lutte.
Sur le réseau Guard Your Eyes, Il y a quelques options de soutien de groupe. Tout d’abord, nous pouvons rejoindre le forum et poster fréquemment. Nous en venons rapidement à considérer nos collègues combattants comme notre « famille » spirituelle. Nous recevons énormément de soutien et nous pouvons partager du H’izouk avec tant d’autres. Ceci est très utile pour notre rétablissement. Nous ne nous sentons pas seuls dans notre lutte, et nous regardons comment les autres, peut-être même dans des situations pires que la nôtre, font des progrès.
Outre cela, Guard Your Eyes offre de nombreux groupes de conférences téléphoniques tout au long de la semaine où nous pouvons partager anonymement avec un groupe de Juifs comme nous, et obtenir du H’izouk des différents programmes ainsi que des autres personnes. Consultez notre site Internet pour plus d’informations sur les différents groupes de téléphones (en anglais et en hébreu pour l’instant).
Une de nos conférences téléphoniques a récemment lancé une grande nouveauté. Tous ceux qui étaient intéressés ont échangé des numéros de téléphone (des numéros anonymes sont disponibles sur Google Voice), et adresses email par le modérateur. Il a ensuite envoyé le « registre d’appels » du groupe à tous ceux qui ont participé, et a encouragé les membres à s’appeler les uns les autres et à rester en contact régulièrement, surtout lorsqu’on se sent faible. Cette nouvelle fonctionnalité s’est avérée très utile aux membres du groupe, et nous envisageons d’étendre cette idée sur GYE, par d’autres manières aussi, par exemple en créant une base de données spéciale contenant les informations des contacts des membres « anonymes », accessibles à tous ceux qui veulent se joindre.
Un des précédents Rabbi de Slonim, avait un Hassid qui entreprit un voyage d’affaires. Etant loin du confort et de la protection de sa maison, il fut éprouvé du nissayon de Yossef Hatzaddik. Lors d’un moment de H’eshbon Hanefesh, il se dit : « Lorsque je retournerai, mon Rabbi verra que j’ai fauté ». Mais alors il pensa : « J’éviterai mon Rabbi ». Puis il pensa en lui-même, “mais mes amis remarqueront sur mon comportement que j’ai fauté, et est-ce que je peux vivre sans mes amis ? NON, j’ai besoin de mes amis !” Et c’est cela qui l’aida à surmonter son Yetser Hara. Lorsqu’il retourna chez lui, son Rabbi lui dit: “Même ce que le rabbi ne peut pas accomplir, avoir de bons amis PEUT”.
Je voudrais rapporter une lettre écrite par un ancien Bah’our (qui est propre depuis plus d’une année:)
Oui, c’est possible d’être shomer habrit, tant avant le mariage qu’après. Comment j’y suis arrivé jusque-là? A l’époque, cela semblait impossible, mais, Barouh’ Hachem, j’ai quelques amis qui réalisent l’importance de cette mitsva aussi. Nous sommes six bah’ourim célibataires, actuellement dans une Yeshiva remarquable. Ensemble avec mes amis, nous avons formé un groupe en se basant sur l’idée que c’était un objectif important dans notre vie. Nous nous réunissons une fois par semaine pour souligner l’importance et la beauté de ce que nous avons entrepris ainsi que pour faire quelques engagements. Les règles de ce groupe exigent que si l’on tombe H’as veshalom, nous sommes tenus d’informer tous les autres membres du groupe et de payer une amende de 200 dollars à la Tsedaka de notre choix. Le chiffre est arbitraire et constitue un chiffre important, mais faisable. Les membres du groupe ont réussi à être shomer habrit d’un mois à six mois, à partir du départ, Barouh’ Hachem. Votre site extraordinaire nous guide sur de nombreux aspects. Tout commence avec la responsabilité. Si vous avez quelqu’un à qui vous devez donner des comptes, et en particulier à un groupe, ce sera beaucoup plus facile et d’autant plus réel.
Si nous connaissons même un ou deux qui luttent également dans ces domaines, nous pouvons peut-être commencer notre propre petit groupe – qui se réunirait à intervalles réguliers pour discuter de l’importance de ces questions, et servirait de forum pour H’izouk et responsabilité de l’autre. Au fil du temps, le groupe peut se développer pour intégrer des membres supplémentaires.
Pour que cela fonctionne encore mieux, il pourrait y avoir un décompte séparé pour le “groupe” (en plus de notre propre décompte de nos jours propres). Si l’un des membres du groupe subit une chute, le compte du “groupe” devrait être mis à zéro (et peut-être que tout le monde devrait aussi donner un montant fixé à la Tsedaka). Cela procurerait une très forte incitation pour les membres du groupe afin de ne pas être celui qui provoque que le compte du « groupe » soit remis à zéro ! Aussi, chaque fois que quelqu’un tombe, il devrait discuter avec le groupe de quelles mesures il prendra pour s’assurer de faire mieux la prochaine fois. Cela aiderait chaque membre du groupe, qui se renforcerait par la même occasion. Evidemment, ces idées ne fonctionneront que si chaque membre du groupe s’engage à être 100% honnête. (Et cela devrait peut-être être la première condition pour être accepté dans un tel groupe: un engagement d’honnêteté).
Si vous êtes un Bah’our qui étudie dans une Yechiva, vous pourriez commencer une révolution (discrètement bien sûr) et gagner une récompense incroyable dans le monde futur, si vous pouviez trouver la force intérieure pour surmonter vos sentiments naturels de honte, et essayer d’établir un groupe discret de Bah’ourim sérieux qui se réuniraient à intervalles réguliers, tel que discuté ci-dessus. Pour le rendre plus accessible à vos proches, vous pourriez simplement appeler cela un groupe « de H’izouk en Shemirat Enayim ». Le groupe peut commencer avec même deux garçons, et progressivement grandir alors que le mot se propage de bouche à oreille (sans afficher de « signes » bien sûr). Imaginez le mérite que vous auriez pour une telle entreprise ! Non seulement cela vous aidera énormément dans votre propre lute, mais cela sera utile à d’innombrables autres, surtout si l’idée se poursuit même après que vous quittiez la Yechiva, pendant encore de nombreuses années ! Et qui sait? Peut-être que par votre mérite, cette idée s’étendra même dans d’autres Yechivot aussi! Quelle opportunité incroyable cela pourrait être, de faire quelque chose de grand pour vous, pour le klal Israel et pour Hakadoch Barouh’ Hou.
(Pour la forme la plus puissante de groupe de soutien en face-à-face, voir Outil n°16 - ‘Groupes des 12 étapes en direct – ci-dessous).