Guard Your Eyes – Protéger ses yeux
Ce n’est pas pour rien que notre réseau est appelé « Guard Your Eyes- Garde tes yeux ». En plus d’avoir la bonne attitude – comme discuté ci-dessus -, l’étape la plus pratique pour vaincre l’addiction au désir, est d’apprendre à garder nos yeux. C’est la clé pour se libérer, et la raison est évidente : Nous ne pouvons pas convoiter ce que nous n’avons pas vu!
Ce n’est pas pour rien que notre réseau est appelé « Guard Your Eyes- Garde tes yeux ». En plus d’avoir la bonne attitude – comme évoqué ci-dessus -, l’étape la plus pratique pour vaincre l’addiction au désir, est d’apprendre à garder nos yeux. C’est la clé pour se libérer, et la raison est évidente : Nous ne pouvons pas convoiter ce que nous n’avons pas vu. Quand nous protégeons nos yeux, nous évitons la ‘patinoire’ de lutte où le puissant Yetser Hara nous attend. Si nous nous contentons de ne pas rentrer dans cette patinoire, le Yetser Hara ne peut pas nous toucher !
Inversement, il est même impossible de commencer à soigner une dépendance au désir, si nous continuons à être bombardés par des déclencheurs à chaque tournant. Comme tout dépendant au désir, notre esprit s’est habitué à convoiter. Nous ne pouvons pas contempler des images stimulantes sans nous attendre à être déclenchés. Nous ne pouvons pas l’avoir à portée de mains et espérer être assez fort pour rester à l’écart. Nous sommes devenus dépendants et notre esprit se précipite automatiquement vers le désir, de la même façon que l’alcoolique est avide de sa bouteille. Par conséquent, si nous voulons briser le cycle de la dépendance, nous devons garder le désir à distance afin de pouvoir commencer notre voyage vers la guérison.
Et, l’une des choses que cela implique est d’installer un filtre Internet efficace.
Filtres Internet
Le site GYE contient toute une rubrique sur les options de filtre, en les classant: « basé sur serveur » ou « basé sur client », gratuit ou payant, Juif ou non-Juif. Cela permet de répondre aux besoins de chacun. Sur notre site web, nous pouvons aussi apprendre la façon dont les différents types de filtres fonctionnent et ce que les termes comme « basé sur client » ou « basé sur serveur », « liste blanche » ou « liste noire » etc. signifient.
Si vous êtes à la recherche d’un filtre gratuit, simple à utiliser, relativement puissant, nous recommandons K9 (www.k9webprotection.com). Toutefois, il est impératif que l’adresse email d’une tierce personne soit utilisée lors de l’installation, de sorte que le mot de passe ne puisse pas être facilement trouvé. Sur notre site, vous pouvez trouver un guide qui vous aidera étape par étape à faire cela correctement et efficacement. GYE a un « Gabay des filtres » qui pourra garder le mot de passe à votre place, et effectuer les changements nécessaires à votre filtre en utilisant les logiciels d’accès à distance. De cette façon, nous n’avons jamais besoin d’avoir le mot de passe nous-même, et nous pouvons nous sentir libres ! Contacter les Gabay des filtres à protegermaneshama @gmail.com. (Vous pouvez aussi demander au Gabay des conseils pour installer un filtre sur les téléphones portables tels que Blackberry et iPhones.)
Si vous devez absolument avoir accès à Internet de manière complètement ouverte pour votre travail, vous pouvez toujours télécharger un logiciel de reporting, où des rapports de votre utilisation sont envoyés par email à une tierce personne qui verra ainsi toutes les pages problématiques que vous avez visitées. Voir le site www.webchaver.org ou www.eBlaster.com. Même si nous avons un filtre efficace, installer ce logiciel de rapport est important. Lorsque le désir attaque, le dépendant trouvera certainement un moyen de contourner le filtre. Mais, s’il sait qu’une tierce personne regardera tous les sites visités, cela aura un effet dissuasif beaucoup plus fort.
Si notre filtre ne bloque pas tous les sites douteux, nous devons examiner attentivement quelles sont nos motivations pour visiter chaque site. Nous devons commencer à reconnaitre la voix sournoise de la dépendance. S’il s’agit d’un site de nouvelles, nous devons nous poser la question pourquoi nous voulons lire certains articles. Si c’est parce que le site ou l’article parle de sujets incorrectes (modes, célébrités, ou les « nouvelles » relatives à des comportements immoraux), ou même si ce n’est qu’une possibilité que ce type de sujet sera évoqué, et le Yetser (lire : addiction) veut que nous le trouvions à coup sûr, alors nous devons apprendre à nous retenir et à ne pas apprendre à ouvrir ces sites et liens. En général, il est important de limiter le nombre de sites que nous visitons à une petite liste, et de se poser la question à chaque fois que nous sentons le besoin de visiter un site qui n’est pas sur la liste.
En soignant cette addiction, nous devons apprendre à être très honnête avec nous-mêmes. Si nous constatons que nous ne pouvons pas contrôler nos habitudes de navigation sur Internet, nous devons l’admettre et nous créer des barrières plus solides, telles que la limitation de notre temps en ligne, création d’une liste de sites que nous nous permettons de visiter, obtenir des filtres/ logiciels de rapport, ou régler les paramètres du filtre afin de passer à un niveau supérieur de protection.
Nous recommandons vivement d’obtenir des filtres Internet puissants qui bloquent tout site douteux. Et bien sûr, le meilleur niveau de protection est « la liste blanche » qui signifie que tous les sites sont bloqués sauf certains sites spécifiques que nous pouvons demander à l’entreprise d’ouvrir pour nous. Si le système de « liste blanche » est impossible pour des raisons de Parnassa (dans le cadre de notre travail), le filtre devra alors être au plus grand niveau de protection possible, même si cela veut aussi dire moins de divertissements.
Il est important de réaliser que le but du filtre est seulement de garder toute mauvaise chose « hors de la vue et hors de l’esprit ». Mais, le filtre n’éliminera pas complètement la possibilité d’accéder a du contenu indécent. Si une personne est assez décidée, elle sera en mesure de trouver des façons de contourner les filtres, et même si ce n’est pas le cas, elle sera toujours en mesure de trouver de nombreux autres lieux d’accès à du contenu incorrect. Finalement, le changement doit venir de l’intérieur, avec un désir sincère d’arrêter ce désir. (Voir la 2ième partie de ce manuel pour en savoir plus sur la façon d’atteindre cette sincérité).
Le filtre agit principalement comme un « hékér » (un rappel), dans un sens similaire à ce que nos sages nous disent au sujet de Palti Ben Layich (à qui Chaoul Hamelekh donna la femme de David). Palti était seul tous les soirs avec Mikhal (qui est décrite par ‘Hazal comme l’une des plus belles femmes) et pourtant, il n’a jamais trébuché grâce à l’épée qu’il avait placée entre lui et elle, en disant que quiconque contournera cette épée, en sera transpercé. Le filtre est comme l’épée, c’est notre « hékér ». Mais, il ne nous arrêtera pas complètement tant qu’on n’a pas la volonté de s’arrêter. Et, puisque cela peut prendre un certain temps pour renoncer au désir en faveur d’Hachem, nous devons avoir un filtre puissant à tout moment. Car si nous ne le mettons pas hors portée, nous ne serons pas en mesure d’arrêter le cercle vicieux de la dépendance et de commencer le processus de guérison.
Une autre excellente façon de nous assurer la protection de nos yeux lorsqu’on est en ligne, est de placer l’ordinateur dans un endroit très visible à la maison, comme la salle de séjour, ainsi que de ne jamais utiliser Internet lorsqu’on est seul dans la maison.
En tout cas, il vaut mieux pour nous –si possible- d’éviter tous les sites de nouvelles non-Juifs ou laïques ainsi que tout site de divertissement (et autres dans le même esprit).
Protéger nos yeux à l’extérieur
En tant que dépendants au désir, nous devons être très prudents au sujet des endroits où nous allons. Il est préférable de s’abstenir d’aller dans les centres commerciaux et autres lieux publiques similaires, où nous savons que nous aurons du mal à protéger nos yeux. Si nous devons nous trouver en ces lieux, nous pouvons essayer d’y passer le moins de temps possible, et peut-être même enlever nos lunettes de vue si on en porte. Sinon, nous pouvons essayer de porter des lunettes de soleil couvertes à l’intérieur par quelque chose qui ne permettra pas de voir à travers en laissant seulement un petit trou pour pouvoir voir à travers. (Le Gaon Steipeler a donné cette idée à quelqu’un). Pour ceux qui ont besoin de prendre les transports en commun pour aller travailler, prendre avec soi un sefer, ou un MP3 contenant des chiourimà écouter les yeux fermés, s’est révélé efficace. Même les mariages, réunions de famille et sma’hot peuvent être problématiques pour nous, et nous pouvons essayer de nous préparer mentalement au préalable. Nous pouvons prendre la résolution de rester dans les endroits non mixtes autant que possible, ou essayer de trouver une place opposée à tous les déclencheurs possibles.
Si l’on va devoir se trouver dans une zone où nous allons devoir lutter, nous pouvons essayer de dire une courte prière avant de quitter la maison : « S’il Te plaît Hachem, aide-moi à ne pas poser un regard une deuxième fois. » Et si nous constatons que nous trébuchons et que nous jetons effectivement un second regard, nous pouvons rapidement faire une autre courte prière et dire : « Hachem, je Te remets mes sentiments de convoitise, s’il Te plait, éloigne les loin de moi ».
Protéger nos yeux hors connexion
Si nous sommes sérieux au sujet de nous libérer de la dépendance au désir, nous devons essayer de nous abstenir de regarder la télévision, les films et lire des magazines et journaux laïques autant que possible, puisque ils sont tous pleins de promiscuité. Même les films pour enfants à consonance innocente, sont aujourd’hui remplis d’images qui peuvent être très déclenchantes pour le dépendant au désir, et nous devons essayer de les éviter autant que possible.
Parlons des films, par exemple. Les films sont l’un des plus grands obstacles à un bon rétablissement de la dépendance au désir, car souvent il est très difficile pour nous de les abandonner. Ils sont une source de divertissement pour des millions de personnes dans le monde, ainsi qu’une distraction bienvenue des réalités difficiles de la vie. Mais, les films sont remplis des éléments déclencheurs du désir. Et même si l’on trouve un film avec absolument aucune femme habillée de façon provocante ou scènes de baisers (presque impossible aujourd’hui), n’y aura-t-il pas une actrice attrayante dans le film ? Si nous essayons de protéger nos yeux dans la rue –et nous devons le faire, comment pouvons-nous nous permettre de regarder des femmes séduisantes –même vêtues pudiquement- en n’ayant aucune pensée ou sentiment de désir. La nature même de la dépendance nous a enlevé une telle capacité. Et nous devons admettre cette vérité à nous-mêmes, tant que nous sommes dans ce désir, nous alimentons la dépendance.
Par conséquent, dans la communauté de GYE, nous savons que si nous sommes vraiment sérieux quant à nous libérer du poison du désir, nous devrons laisser cela être notre sacrifice pour la gloire d’Hachem et abandonner les films non-juifs pour de bon. Et ce sacrifice sera sûrement considéré comme l’un des plus précieux aux yeux d’Hachem, un sacrifice apporté sur l’autel de nos cœurs !
La pierre angulaire
Il est important de réaliser que la protection des yeux n’est pas seulement l’outil n°3, mais plutôt le fondement de tous les outils. Sans protéger nos yeux, nous continuons à nourrir le désir et la dépendance, et quelles que soient les autres mesures que nous prenons, nous serons toujours comme l’alcoolique qui prend des petites gorgées de whisky pour se satisfaire. Nous devons apprendre à lâcher le désir et de ne pas se permettre de prendre ce « premier verre ». « Boire comme un gentleman » n’existe pas pour un alcoolique, de même pour nous. Une fois que nous goûtons un peu, nous sommes facilement tirés du mauvais côté et nous perdons généralement le contrôle.
Bien que nous présentions cet outil dès le début, garder nos yeux s’applique à travers tous les autres outils. Même ceux qui sont plongés dans une dépendance plus profonde et qui travaillent déjà avec des étapes plus avancées de ce manuel, auront toujours besoin de protéger leurs yeux. Les vrais « dépendants au désir» ont perdu le contrôle dans ce domaine. Quel que soit le nombre d’années durant lesquelles ils restent propres, et quelles que soient les mesures qu’ils aient prises, s’ils sont confrontés directement avec le désir ils se sentent impuissants. Nous avons une « allergie » au désir, et comme le dit le dicton : « une fois dépendant, toujours dépendant ». Aussi effrayant que cela puisse paraître, en réalité cela n’est pas si grave. Les gens qui ont une carence en fer dans leur organisme, même s’il s‘agit d’une maladie chronique, pourront toutefois mener une vie parfaitement normale tant qu’ils prennent leur comprimé de fer quotidien.
Avec les 12 étapes (Outils 15- 16 ci-dessous), nous apprenons comment admettre notre impuissance ainsi qu’à remettre ce désir à Hachem. En suivant les étapes de ce manuel, nous pouvons apprendre à percevoir l’addiction comme un échec et à mener une vie heureuse et épanouie. Mais nous ne devons jamais diminuer la protection. Le symptôme numéro un de cette maladie est le fait de ne pas s’empêcher de convoiter lorsque nous sommes confrontés au désir. Et c’est pourquoi le tout premier outil pratique pour se remettre de la dépendance au désir est de protéger ses yeux et éviter la convoitise autant que possible.
C’est un processus
Comme nous l’avons expliqué, protéger ses yeux est le point de départ, le point central et la frontière finale de cette lutte. Même lorsque nous avons déjà appris à contrôler les conduites addictives les plus sérieuses, nous pourrions nous apercevoir que cela peut prendre encore quelques années pour apprendre à bien remettre notre convoitise entre les mains d’Hachem et à avoir un contrôle total sur nos yeux. Ainsi, ne vous découragez pas si vous vous libérez de conduites incorrectes, mais avez encore du mal à garder vos yeux dans la rue. Il s’agit là de tout un processus. Mais si nous restons déterminés à diriger nos vies et priorités sur la bonne voie, nous verrons des progrès dans ce domaine, lentement mais sûrement. Et nous devons progresser. Rester au même stade nous rend vulnérables à une rechute, et si nous n’essayons pas d’avancer quelque peu dans nos progrès pour garder nos yeux, nous resterons susceptibles d’être aspirés dans les conduites amenant à la dépendance.
Quelques conseils de Guard Your Eyes
Il y a un dicton : « Le premier regard vient de D., le second vient de nous. » En d’autres termes, nous ne pouvons pas éviter de voir quelque chose de provoquant dans la rue sans le vouloir. Mais si nous posons un second regard, nous alimentons alors notre dépendance. Voici quelques conseils d’entraînement GYE qui pourraient nous aider à commencer à apprendre à garder nos yeux dans la rue.
1) Rendez-le désagréable: Nous pouvons essayer de prendre sur nous (pas pour toujours, seulement pour un nombre de jours ou semaines “x”, au départ) que chaque fois que nous posons un second regard sur quelque chose de provoquant nous ferons l’une des choses suivantes :
- Se pincer de façon à ce que cela fasse mal,
- Prendre un élastique et le faire claquer sur la peau
- Donner 25 cts à la tsedaka,
- Donner à nos yeux un « temps mort » en les fermant pendant 6 secondes.
2) La “règle des trois secondes”: Si nous voyons quelque chose d’incorrect, nous pouvons appliquer la règle des trois secondes. Cela implique trois étapes : alerte, détournement et affirmation. La première étape consiste à réaliser que nous voyons quelque chose d’incorrecte. C’est le stade de l’alerte, et cela peut prendre une seconde ou deux. La deuxième étape consiste à fermer les yeux ou à détourner le regard. Il s’agit de l’étape où l’on « se détourne ». Ces deux étapes devraient prendre trois secondes (approximativement). La troisième étape est de se donner mentalement « une tape amicale sur le dos » et de penser à quelque chose comme « Je n’ai vu que par erreur, et j’ai vite détourné les yeux. Je suis toujours propre et dévoué à D., et je vais construire sur cette base; au jour le jour.” C’est l’étape de l’affirmation.
Ceci est crucial, puisque en tant que dépendants, c’est souvent le premier écart qui fait le tout (tout comme un alcoolique doit éviter la première gorgée, un dépendant au désir doit éviter ce premier écart).
Bien souvent, nous pensons: “J’ai détourné les yeux mais j’aurais peut-être dû attendre un tout petit peu moins longtemps pour le faire.” Le Yetser Hara nous culpabilise alors que nous n’avions rien fait de mal et cela peut au contraire nous amener à trébucher ou tomber à nouveau. La règle des “trois secondes” reconnaît que cela peut prendre une seconde ou deux pour réaliser que quelque chose ne va pas, et alors seulement, nous sommes censés détourner le regard.
3) Petits objectifs: Avoir des objectifs très petits au premier abord. Par exemple, nous pouvons prendre sur nous-mêmes que pour aller de la maison à la synagogue ainsi qu’au retour, nous ne regarderons absolument nulle part ailleurs que le sol, quelles que soient les circonstances. Cela peut être très difficile au début, mais espérons qu’après quelque temps de mise en pratique, nous serons en mesure d’agrandir nos objectifs.
4) Développer la bonne attitude envers la Shemirat Enayim:
a) Nous devons nous dire que quelle que soit la peine ou l’effort que cela nous demande pour détourner le regard, ce sera encore plus douloureux de regarder. Car lorsque nous regardons, nous ressentons deux douleurs aiguës:
· Nous nous sentons subitement loin de Hachem et de nos objectifs.
· Nous savons que nous ne pourrons pas l’avoir de toute façon, et lorsque nous regardons, la convoitise se réveille en nous, et ça fait mal.
Donc en fait, la douleur que nous ressentons lorsqu’on détourne le regard n’est pas tellement pire que celle de regarder! Et comme on le dit dans les 12 étapes: “Aucune situation ne peut être assez grave au point qu’un peu de convoitise ne la rendra pas pire”.
b) La douleur que nous ressentons lorsqu’on détourne le regard est une douleur de guérison, comme la douleur qu’entraîne la chirurgie. Cette douleur nous guérit. D’autre part, la douleur spirituelle provenant du fait de regarder, est la douleur de voir la maladie s’aggraver. Alors quelle douleur choisir?…
c) La douleur que nous ressentons lorsque nous détournons le regard n’est pas vraiment notre douleur. Il s’agit plutôt de la douleur du Yetser Hara dans son “agonie”. Il crie parce que nous sommes en train de le frapper très fort. Ainsi nous pouvons même nous réjouir réellement de cette douleur! Nous ressentons la douleur de notre ennemi lorsqu’il s’affaiblit!
d) Le désir entier n’est qu’un ballon rempli d’air, construit autour de ce qu’on voit et imagine dans notre esprit. L’expérience a montré à nous tous, que dès que nous obtenons ce que nous pensions être ce que nous voulions, ce que nous pensions être absolument incroyable (selon ce que nous avons vu et fantasmé), la bulle éclate alors et tout ce qui reste est l’”air chaud”. Nous secouons alors notre tête sans croire que c’est pour un tel résultat que nous avons vendu notre propre âme.
e) Essayons de réfléchir aussi un moment. Si nous étions aveugles, ‘Has Vechalom, nous n’aurions pas de lutte contre le désir. Si nous n’avions pas ce don extraordinaire de vue qu’Hachem nous a donné, serions-nous capables de convoiter avec nos yeux? Les scientifiques nous disent que l’esprit humain fait des milliards de calculs par seconde lors du traitement des informations provenant des innombrables nerfs qui connectent les yeux au cerveau. Comment pouvons-nous utiliser ce cadeau extraordinaire contre la volonté d’Hachem?
5) Renoncer au désir: Le monde est plein de tentations. Si nous voulions conserver le désir, nous aurions des possibilités infinies de continuer à convoiter à chaque tournant. Nous mènerons un combat perdu d’avance pour la Chemirat Enayim, en essayant constamment de ne pas regarder les choses que nous désirons ardemment regarder. Au lieu de cela, le véritable conseil pour réussir est d’apprendre à renoncer complètement à la convoitise. Au lieu de combattre de front, nous avons tout simplement besoin d’y renoncer.
Comme quelqu’un qui se travaille avec les 12 étapes l’écrit:
«Aujourd’hui, la lutte est beaucoup plus facile pour moi. Lorsque j’ai un désir ardent, j’admets mon impuissance, je reconnais que Hachem est le Seul qui peut -et va- m’aider, et je demande à Hachem de m’enlever la convoitise. Je suis franchement surpris par la manière dont cela marche beaucoup mieux que celle de combattre de front le désir ardent.
Une autre étape importante dans la renonciation au désir est d’apprendre à faire face aux pensées lubriques obsessionnelles ainsi qu’aux fantasmes. Voir le principe n°11 de la partie 2 ci-dessous, pour trouver quelques conseils et techniques sur la façon de se détacher du désir et des fantasmes dans nos esprits.
6) Recevoir quotidiennement du ‘Hizouk pour «Protéger ses yeux»: Pour recevoir des emails tous les jours sur la Chemirat Enayim, inscrivez-vous en envoyant un email à protegermaneshama @ gmail.com, ou bien directement sur le site.
Les yeux sont les fenêtres de nos âmes et doivent être surveillés avec diligence si l’on veut que notre progrès spirituel soit réel.
Le réseau GYE a également une conférence téléphonique quotidienne en anglais sur la Chemirat Enayim (également pour les non-addicts) où l’on peut se joindre à un groupe d’autres Juifs par téléphone pour obtenir du ‘Hizouk et apprendre des techniques sur la façon de protéger ses yeux dans l’environnement difficile d’aujourd’hui.