Mettre des Barrières
L'addiction est plus puissante que nous et si nous essayons de combattre de front, nous perdrons presque toujours. Une fois que nous sommes debout au bord de la falaise, il est très facile de tomber. Au lieu de cela, nous devons rester aussi loin que possible du bord de la falaise. Ainsi, l'un des outils les plus puissants dans cette lutte est de se mettre de bonnes barrières.
L’addiction est plus puissante que nous et si nous essayons de combattre de front, nous perdrons presque toujours. Une fois que nous sommes debout au bord de la falaise, il est très facile de tomber. Au lieu de cela, nous devons rester aussi loin que possible du bord de la falaise. Ainsi, l’un des outils les plus puissants dans cette lutte est de se mettre de bonnes barrières.
Une excellente manière de mettre une «barrière» consiste à créer une liste de choses à faire avant de se permettre de tomber. La liste peut être formée par divers éléments, tels que «appeler sa mère», dire une chapitre de Tehilim, marcher 20 mn, etc.. Le simple fait de tirer la liste et la regarder peut-être déjà suffisant pour nous dissuader d’agir de manière compulsive!
Vœux (engagements)
Afin de s’assurer que nos barrières sont solides, nous pouvons utiliser un outil très puissant appelé Shvouot ou vœux. Normalement, faire un vœu est mal vu par nos sages, tout comme quelqu’un qui joue avec le feu; mais lorsqu’il s’agit de rompre cette tentation, nous constatons que faire des vœux est loué par la Torah et H’azal, comme le dit la mishna dans pirkei avot: «Nedarim Seyag Laperishout – Les Nedarim sont une barrière pour l’abstinence». Et comme le dit le passouk: «Nishbati Va’akayeima, lishmor mishpetei Tsidkeh’a– J’ai juré et je le maintiens pour garder les lois justes». Et il est dit aussi: «Nishba Lehora Velo Yamir – Oseh Eleh Lo Yimot Le’olam – Celui qui jure pour s’empêcher du mal, et n’annule pas…il ne faiblira jamais». Et H’azal disent aussi que Boaz jura, pour se garder de transgresser une aveira, lorsque Ruth vint à lui dans le silo pendant la nuit, comme il est dit: «H’ai Hashem shih’vi ad Haboker – Au nom de D., reste ici jusqu’au matin».
Toutefois, aussi utiles et importants que les vœux peuvent être dans la lutte contre l’addiction, ils sont aussi spirituellement dangereux. La dépendance est souvent plus puissante que les vœux. Par conséquent, il est essentiel d’apprendre à faire des vœux de façon à ce qu’ils puissent marcher et être sans danger spirituelle. Au lieu de combattre la dépendance de front par des vœux, nous pouvons faire des vœux qui vont nous aider à contourner la dépendance. Ne faites pas le vœu de ne plus mal agir ou de ne plus regarder de choses incorrectes. De nombreux dépendants l’ont essayé et ont lamentablement échoué, parce que lorsque la convoitise attaque, il est très difficile pour la Yirat Shamayim de nous arrêter. Nous pouvons plutôt faire un vœu qu’avant d’abandonner le combat, nous ferons d’abord une liste de choses. Par exemple:
Je jure – pour une semaine – qu’avant d’être motsi zera levatala je ferai deux choses: (1) appeler un ami ou un membre de la famille et discuter pendant au moins 5mn et,
(2) faire une promenade de 15mn.
Alternativement, nous pouvons faire le vœu que si nous renonçons à la lutte nous devrons faire quelque chose après être tombé. Par exemple:
- Aller au Mikve.
- Se promener une demi-heure.
- Faire un don à la Tsedaka.
- Faire 100 pompes.
Voici des exemples de deux vœux que quelqu’un a mis en place sous nos conseils. Après avoir effectué ces Shvouot, il a témoigné avoir ressenti une nouvelle liberté dans sa vie!
1) J’ai juré pour un mois qui si je suis volontairement motsi zera levatala lorsque je suis complètement réveillé, ou que je me procure volontairement du matériel sexuel de toute sorte, numérique ou imprimé (DVD ou magazines), ou si je vais -ou recherche- volontairement des sites ou des pages internet, photos, vidéos, chats, ou forums, dans l’objectif de regarder quelque choses de sexuel, ou des messages ou sites de rencontres sexuelles, ou si j’initie un contact -ou répond positivement- avec une autre femme que ma femme dans un objectif d’ordre sexuel, ou si je prends part à tout service illicite à caractère sexuel quelle qu’en soit la nature, je donnerai 500$ à GYE et dirai à ____ (un ami proche) ce que j’ai fait, chaque jour que je commets l’une (ou plusieurs) de ces choses-là. Et si j’oublie que j’ai fait cette shvoua et que je commet l’une de ces choses, je ferai un don de 100 $ uniquement.
2) J’ai juré pour un mois que si j’ai une relation sexuelle de n’importe quelle sorte, avec une personne qui n’est pas ma femme, je ferai un don de 2500$ avec mon salaire du mois prochain à GYE, et je dirai à ____ (un ami proche) ce que j’ai fait, chaque jour où j’ai fauté. Voir la méthode TaPHSiC ci-dessous dans l’outil n°10 pour une méthode encore plus puissante basée sur cette idée.
Voir la “méthode TaPHSiC” plus loin dans l’outil n°10, pour connaître une méthode même plus puissante, basée sur cette idée.
Ben Hazmanim
Les vacances et Ben Hazmanim sont des situations qui peuvent être des tests encore plus difficiles, car il y a plus de temps libre et nous sommes moins structurés. De telles situations peuvent nécessiter plus de barrières et protections que d’habitude. Nous pouvons essayer d’élaborer un «plan de combat» à l’avance, de planifier une certaine organisation de nos journées- autant que possible. Nous pouvons fixer des moments précis pour des activités particulières, telles que l’étude avec une H’avroutah ou autre chose qui peut nous tenir occupés. Nous pouvons même établir un plan d’urgence composé d’activités diverses que nous pourrons faire, au moment où nous pourrions commencer à nous ennuyer ou à être vulnérables (des exemples pourraient être «lire un livre», «monter à bicyclette», etc…)
Nous pouvons également rédiger une liste spéciale de barrières pour les ben hazmanim à l’avance, pour nous aider à éviter d’avoir à lutter de front contre le Yetser Hara. Certaines de ces barrières pourraient inclure.
-
La mise en place d’un filtre sur les ordinateurs à la maison.
-
Ne pas utiliser l’ordinateur lorsqu’on est seul dans la chambre (ou du moins si personne n’est présent).
-
Fixer un temps limite d’utilisation de l’ordinateur (au moins pour tout ce qui n’est pas lié au travail).
-
Faire une liste des sites que nous pouvons visiter – et ne pouvons pas visiter (au moins lorsqu’on est seul).
-
Éviter certains endroits provocateurs où nous avons déjà trébuchés.
-
Éviter les films
Le secret du succès dans ce domaine est de connaître quand est-ce qu’on devient vulnérable et de préparer des barrières à l’avance. Nous avons tous besoin de bien connaître notre Yetser Hara, comme il est dit dans Mishlei (12:10): «Yode’a Tzadik nefesh behemto– Le Tzaddik connaît la nature de son anima l».