Barrières solides supplémentaires: La méthode TaPhSiC
TaPHSiC signifie “The Physical & Spiritual Combo” method –‘’La méthode physique et la méthode spirituelle combinées ensemble’’. Cet outil s’est montré efficace chez de nombreux dépendants froum en les aidant à arrêter complètement ces comportements destructeurs. Pour la plupart des dépendants froum cette méthode a fait des merveilles, et a libéré de nombreuses personnes de l’obsession.
Le plus loin nous sommes tombés dans cette addiction, les mesures les plus extrêmes nous devrons prendre pour se libérer des griffes de l’addiction. TaPHSiC signifie “The Physical & Spiritual Combo” method –‘’La méthode physique et la méthode spirituelle combinées ensemble’’. (“Tafsik” signifie aussi ‘stop’ en hébreu). Cet outil s’est montré efficace chez de nombreux dépendants froum en les aidant à arrêter complètement ces comportements destructeurs. Il se peut que cette méthode ne fonctionne pas pour les dépendants de haut niveau ou pour ceux qui n’ont pas de Yirat Shamayim, mais pour la plupart des dépendants froum cette méthode a fait des merveilles, et a libéré de nombreuses personnes de l’obsession.
Nous nous sentons souvent comme deux personnes différentes. Après chaque chute, nous nous demandons, quelles répercussions me faudra-t-il pour arrêter finalement ? Est-ce qu’il y a le moindre espoir ? Comment se peut-il que je suis un Juif froum dans tous les autres domaines excepté celui-là ? Est-ce que j’ai de la Yirat Shamayim ou pas ?
Partie 1: Qu’est-ce qui ne nous arrête pas?
La première chose que nous devons faire est d’affronter la vérité qui nous concerne.
Les répercussions spirituelles “abstraites” ne m’arrêtent pas généralement, même si je sais que :
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C’est l’une des Aveirot les plus graves
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Je détruis mon âme
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Je vais créer d’autres âmes destructrices.
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Je perds la Siyata Dishmaya sur l’ensemble de ma vie (comme le passouk dit : « Ki Yireh Beh’a Ervat Davar Veshav Meah’areh’a »).
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Je coupe ma connexion avec Hachem.
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Je me désensibilise moi-même à la spiritualité.
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Je rends la Techouva encore plus difficile pour moi.
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Cela me donne le sentiment d’être un hypocrite dans toutes les autres mitsvot que je fais.
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Je détruis le Yessod-fondation de ma structure spirituelle entière.
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Mes enfants et ma femme peuvent probablement sentir que je ne suis pas sincère dans l’ensemble de ma Yiddishkeit-religion.
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Ces comportements peuvent probablement m’amener à de pires Aveirot.
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Je me coupe /ou vais me couper du monde à venir.
- Mashiah’ arrive ; comment vais-je lui faire face ?
Malgré toutes ces raisons, ma Yirat Shamayim ne m’empêchera généralement pas de:
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Regarder des choses sales
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Etre motsi zera levatala
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Même si je voulais faire une shvoua d’arrêter/d’éviter je finirais par tomber tôt ou tard ; les désirs sont tout simplement trop puissants.
Ne vous sentez pas mal parce que votre Yirat Shamayim n’est pas assez forte pour vous arrêter. Cela ne veut pas dire que vous n’en avez pas du tout. Lorsque Rabbi Yoh’anan Ben Zakai a béni ses élèves avant de mourir, il leur a dit : « Que votre crainte du ciel soit égal à votre crainte de l’homme ». Et ses élèves lui demandèrent: “Rabbi, est-ce tout?” Et il répondit: “Halevai!” Et même Rabbi Akiva fut incapable de combattre de front la puissante convoitise. Voir Kidoushin 81A où la Guemara explique comment Rabbi Akiva a commencé à grimper sur un arbre pour fauter –Jusqu’à ce que le Satan lui-même ait dû l’empêcher de fauter. Imaginez ! Il s’agit du même Rabbi Akiva qui cria “Shema Israel” avec joie lorsqu’on passa sur sa chair des peignes en fer! (Voir le principe 2 de la partie 2 de ce manuel pour en savoir plus sur cette idée).
Les répercussions non-spirituelles de “COURT TERME” ne m’arrêtent pas non plus, même si:
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Ça me rend dépressif.
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Je perds du temps au travail.
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Je perds du sommeil.
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Je perds de l’argent.
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Je perds un lien étroit avec ma femme.
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Je me sens éloigné de mes enfants.
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Je n’ai pas de temps pour quiconque, sauf moi-même.
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Toute ma vie tourne autour du prochain ‘piège’.
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Je me sens comme un esclave de mes désirs.
Les répercussions non-spirituelles de “LONG TERME” ne m’arrêtent pas non plus, même si:
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Mes comportements peuvent être découverts.
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Je peux perdre ma réputation.
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Je peux perdre mon emploi.
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Je peux perdre mon couple.
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Je peux perdre mes enfants.
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Mes enfants peuvent passer par une période difficile avec les shiddouh’im, en conséquence.
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Mes enfants peuvent un jour avoir besoin d’un traitement pour le traumatisme qu’ils ont subi.
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Je peux finir en prison.
Partie 2: Qu’est-ce qui nous arrêterait?
Maintenant que nous avons fait face à la vérité sur nous-mêmes, nous devons nous demander: Quelles sont les répercussions spirituelles et non-spirituelles qui nous ARRETERONS ?
Spirituellement parlant, qu’est-ce qui m’arrêterait?
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Je ne serais pas meh’alel Shabbat pour regarder de choses sales, quel que soit le point auquel j’en ai envie. Je serais capable d’attendre 24 heures.
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Si la seule manière de tomber dans le piège dans les prochaines 24 heures, est en mangeant tout d’abord du jambon, je tiendrais probablement le coup et ne le ferais pas pendant 24 heures.
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Après avoir complètement fini de céder à mes désirs, je ne veux pas jeter le reste de ma Yiddishkeit-religion. Je me sens mal à ce sujet et je veux vraiment « revenir » vers Hachem. Si j’avais le choix d’appuyer sur un bouton « stopper ces aveirot à jamais », je l’aurais appuyé.
Qu’est-ce que tout cela me montre? Que j’ai encore une étincelle sainte en moi, et que ma Yirat Shamayim est toujours existante. Il se peut qu’elle ne soit pas suffisante pour m’arrêter en général, mais elle est assez forte pour me donner l’envie de me débarrasser de ces comportements après l’acte. Et même avant l’acte, elle est assez forte pour me permettre de tenir pendant un certain temps –lorsque les répercussions spirituelles sont grandes (comme H’illoul Shabbat ou manger Tareif). Ce que nous pouvons constater, c’est qu’IL Y A des répercussions spirituelles qui nous arrêteraient si elles étaient assez GRANDES, et surtout lorsque nous ne sommes pas sous l’effet du désir.
Maintenant, regardons le coté non-spirituelle de la médaille. Qu’est-ce qui m’arrêterait?
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Si j’étais sur le point d’agir et quelqu’un entrait dans la salle, est-ce que je continuerais ?
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Si à chaque fois que j’agissais j’étais soumis à des souffrances, est-ce que j’aurais continué ?
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S’il y avait un œil électronique qui me suivait, et à chaque fois que j’agissais mon épouse on mon Rav me verrait, aurais-je continué ?
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Si à chaque fois que j’agissais, je me sentais malade et que je devais prendre un bus pour l’hôpital et y rester pendant deux heures, et obtenir un coup pour revenir à la normale, aurais-je continué ?
Qu’est-ce que cela me montre? Cela me montre qu’il y a des répercussions qui pourraient m’arrêter si seulement elles étaient assez GRANDES.
En résumé: Bien que les répercussions « normales », à court et à long terme, ne sont pas suffisantes pour m’arrêter, ces répercussions spirituelles ou non, existent bien et M’EN EMPECHERAIENT si elles étaient assez grandes et assez immédiates.
Partie 3: Trouver la Formule Parfaite
Donc la seule chose que nous avons à faire maintenant est de trouver la formule parfaite; une combinaison des répercussions spirituelles et non spirituelles qui SONT assez grandes pour nous arrêter.
Nous avons vu qu’APRES l’action (lorsque les désirs se sont apaisées), nous sommes beaucoup plus disposés à faire ce qu’il faut pour empêcher la chute SUIVANTE. Et nous avons aussi vu que nous sommes capables de tenir mieux lorsque les répercussions sont GRANDES.
Essayons donc ceci :
Si nous avons fait une shvoua au nom de Hachem (et réellement prononcer le nom d’Hachem) qu’APRES avoir agi compulsivement, nous ferons x,y, ou z, -garderions-nous la shvoua ? La plupart de dépendants froum le feraient. Après tout, c’est APRÈS être passé à l’acte. Les désirs ont déjà été réduits au silence et nous nous sentons mal. Nous ne voulons pas jeter le reste de notre religion. Alors ne garderions-nous pas une shvoua que nous avons fait au nom d’Hachem ? Transgresserions-nous l’un des 10 commandements « Lo tissah et Shem Hachem Elokeh’a lashav – ne jure pas au nom de D. en vain » (et comme le passouk continue, « car Hachem ne purifiera jamais celui qui jure en Son nom en vain ») ?
Nous devons faire la shvoua de faire quelque chose de difficile et douloureux. Pas trop dur au point que nous puissions en venir à briser la shvoua au nom d’Hachem h’’v, mais assez difficile pour faire en sorte de nous enlever l’envie d’agir compulsivement la prochaine fois. Quelque chose que nous savons difficile, mais quelque chose que nous savons que nous pourrons garder.
Par exemple, quelqu’un a écrit qu’il a fait le vœu de donner 200$ après chaque chute. Après 4 chutes, il était libéré de l’addiction. Une autre personne (en Israël) a écrit qu’il a réussi à se libérer en faisant un vœu sur un an, qu’après chaque chute il devrait prendre le bus, aller au Kotel et y rester 90 minutes. Cela l’aida a finalement arrêter complètement, parce qu’à chaque fois qu’il était sur le point de céder, il se rappelait ce qu’il devrait faire ensuite et cela le dissuadait.
Quelques autres exemples pourraient être: “Je jure au nom de Ado-nai – pour une semaine, que si je suis motzi zera levatala, je devrais alors dans les 24 heures suivantes :
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Raconter à mon Rav
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Raconter à un ami proche
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Jeûner le lendemain de Alot Hashah’ar jusqu’à la nuit. (Si c’est Chabbat ou Yom Tov, je jeûnerai le lendemain.)
Au début, ces Shvouot devraient être sur de courtes périodes de temps, comme dans l’exemple ci-dessus. Si nous voyons que cela fonctionne bien pour nous, nous pouvons prolonger la shvoua sur de plus longues périodes de temps. Si nous voyons que la dissuasion s’avère ne pas être assez forte pour nous, nous pourrions avoir besoin de trouver quelque chose d’un peu plus douloureux. (Voir outil n°7 – “Mettre des Barrières” ci-dessus, pour voir un exemple de Shvoua que nous avons mis en place pour aider quelqu’un. Si nous faisons cette même Shvoua au nom de Hachem, nous prenons cette barrière à un plus haut niveau.)
Partie 4: La Méthode TaPHSiC des Doubles-Barrières
Une forme encore plus puissante de la méthode TaPHSiC est de mettre une double-barrière en l’utilisant pour avant et après la chute.
Par exemple: Faire une liste de choses à faire avant de tomber, comme une promenade d’une demi-heure, parler au téléphone à un ami de GYE pour obtenir de l’aide, etc. Ensuite faites la Shvoua que si vous agissez avant de faire ce qui est marqué sur votre liste, vous devrez faire quelque chose de très difficile (par exemple, donner 500$ à la Tseddaka). De cette façon, vous vous sentirez obligé de faire les choses qui sont sur votre liste avant de céder, car vous savez qu’une fois que vous cédez à la convoitise, vous ne serez plus en mesure d’ignorer la Shvoua. Ce qui est bien, c’est que lorsque vous avez fini de faire les choses de votre liste, la convoitise se sera certainement dissipée. Et souvent, avant de céder, le fait même de penser aux choses que vous devrez faire vous fera abandonner l’idée d’agir en premier lieu. Cette méthode TaPHSiC de double-barrière s’est montré être l’un des moyens les plus puissants pour les dépendants froum, pour briser la dépendance à long terme.
Un de nos membres a partagé sur notre forum comment la méthode TaPHSiC de double-barrière a fonctionné pour lui :
Je me suis engagé que si je voulais regarder de choses sales on-line, je ferais d’abord l’une des 4 choses suivantes, (1) Parler de ce que je ressens à ma femme, ou (2) Aller courir ou faire de l’exercice 30 minutes, ou (3) étudier la Torah pendant 30 min, ou (4) lire quelque chose à propos de l’holocauste pendant 30 min. Puis j’ai fait une shvoua que si je ne faisais pas une de ces 4 actions avant de regarder, alors je devrais donner 750$ à la Tseddaka. Je ne travaille pas aujourd’hui (donc souvent libre) et ainsi prendre 750$ d’un coup est tout simplement impossible pour moi en ce moment. Lorsque le Yetser Hara nous atteint, il nous fait oublier toutes les conséquences. B”H je n’ai pas regardé de choses sales sur Internet depuis que j’ai pris cet engagement. Il m’aide beaucoup et j’espère que cela pourra vous aider aussi.
Voici un exemple de la méthode TaPHSiC de double-barrière que quelqu’un de Jérusalem a mis en place pour lui-même : (Les parties entre parenthèses ne sont pas prononcées).
Je jure au nom de Hachem que, pour une semaine;
(Partie 1) …Si j’agis compulsivement, ce qui signifie soit être motsi zera leavatala, soit intentionnellement rechercher et/ou regarder des images érotiques pendant plus de deux minutes pendant une période d’une demi-heure, alors j’irai au Kever Rahel (qui n’est pas si loin de Jérusalem) dans les 72 heures.
(Part 2) …Si j’agis sans avoir au préalable parler à quelqu’un de mon désir d’agir durant les 2 heures précédentes, alors je devrais voyager à Meron (Qui est beaucoup plus loin et plus difficile à partir de Jérusalem) dans les 72 heures et y rester au moins 5 heures, et je dirais à ma femme pourquoi j’y vais.
(clauses additionnelles, au besoin)
(Clause 1) …Si il m’est impossible d’aller au Kever Rah’el ou à Meron en raison d’un oness, alors j’irai dans les 72 heures à compter du moment où je pourrai y aller.
(Clause 2) …Si je voyage à Meron, je n’aurai pas besoin de me rendre aussi au Kever Rah’el.
(Clause 3) …Si j’agis sans me rappeler de cette shvoua (au moins en général), je n’aurai pas besoin de voyager nul part.
Nous pouvons continuer à faire de petits ajustements au fil de nos progrès. C’est pourquoi il est préférable de faire le vœu pour une semaine à la fois seulement au premier abord, et puis peut-être ensuite un mois… (Nous devons nous assurer de renouveler la Shvoua avant son expiration. Souvent, l’addiction nous convainc que nous agissons bien, seulement pour nous rattraper et nous prendre au dépourvu, lorsqu’on se rend soudain compte que la shvoua a expiré!). Une fois que nous sommes confiants et à l’aise avec le vœu, et que nous voyons que cela fonctionne vraiment pour nous, nous pouvons alors ressentir le besoin de faire ce vœu une fois par an seulement!
Il s’agit d’un équilibre délicat, mais avec réflexion et siyata dishmaya, les dépendants les plus froum peuvent trouver une formule qui fonctionne vraiment pour eux, au fil du temps. Et une fois que nous l’avons trouvé, nous le saurons. Il y aura soudainement un sentiment de joie –une grand liberté nouvelle dans nos vies. Nous nous sentirons comme si nous avions été littéralement libérés de la prison que nous nous sommes imposés, et dans laquelle nous avons vécu pendant tant d’années.
Voir “La méthode TaPHSiC simplifiée” pour plus d’explications sur les raisons pour lesquelles la méthode TaPHSiC fonctionne si bien, et aussi pour un “noussah” générique de shvouah, que vous pouvez utiliser pour votre propre shvouah TaPHSiC.
Notes d’avertissement:
Bien que la méthode TaPHSiC soit très puissante, trouver la formule idéale est délicat et dangereux. Si nous nous engageons à faire quelque chose de trop difficile, nous courons le risque de rompre notre vœu, qui à part les fait d’être une faute grave, peut nous conduire à une détérioration de la situation, puisque la personne peut h’’v avoir le sentiment qu’elle a transgressé une faute et qu’il n’y a aucun espoir pour elle de toute façon ! En revanche, de l’autre côté, si ce n’est pas assez difficile, il ya toujours le risque de chutes permanentes. N’hésitez pas à envoyer vos idées de shvoua avant de les faire, pour recevoir un conseil.
Il est important de rédiger une liste de vœux pour les garder, et aussi pour nous permettre de les examiner attentivement avant de les faire à chaque fois. En outre, avoir une liste de vœux nous aidera à les affiner lorsque nous découvrons ceux qui marchent le mieux et ceux qui marchent le moins ; nous pouvons ensuite utiliser cette liste affinée pour les faire de nouveau sur des périodes de plus en plus longues.
Il est aussi important de comprendre que la méthode TaPHSiC est comme une barrière électrifiée au bord d’une falaise. Si vous vous approchez du bord, vous subirez un choc et reculerez. Toutefois, il va sans dire que si quelqu’un marche constamment proche du bord de la falaise, les chocs répétés vont commencer à être douloureux. A un certain moment, il peut simplement éteindre l’électricité des fils, ce qui conduira à une chute peu après. Ou à un certain point, même l’électricité ne nous aidera pas et la personne trébuchera et tombera à travers la barrière.
Par conséquent, en conjonction avec cette méthode, il est vital de mettre également d’autres barrières; des barrières qui sauront nous tenir loin du bord de la falaise. Cela signifie l’installation d’un bon filtre, tel que décrit dans les outils précédents. Et au-dessus du filtre nous devrions aussi installer un “système de reporting’’ comme eBlaster ou Webchaver qui envoie des rapports de notre utilisation d’Internet à quelqu’un que nous ne voudrions pas décevoir. Cela rend les répercussions d’autant plus réelles, et nous éloigne même d’essayer de trouver des échappatoires de notre filtre.
Le résultat est que bien que cette méthode soit comme mettre une barrière électrique puissante au bord de la falaise pour nous arrêter alors que tout le reste a échoué, nous avons besoin de continuer à utiliser les nombreux outils du manuel GYE pour nous maintenir en toute sécurité loin du bord.