Outil 5 sur 20

Se Sentir Satisfait Autrement

Nous mettons souvent l'accent sur la rupture de la dépendance en évitant tout ce qui pourrait la déclencher ou en s'enfuyant du Yetser Hara. Mais souvent, la meilleure façon de se comporter face à une dépendance, est d'enlever les «besoins» sous-jacents que la dépendance essaie de satisfaire, en s'engageant de façon proactive dans d'autres activités satisfaisantes.

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Nous mettons souvent l’accent sur la rupture de la dépendance en évitant tout ce qui pourrait la déclencher ou en s’enfuyant du Yetser Hara. Mais souvent, la meilleure façon de se comporter face à une dépendance, est d’enlever les «besoins» sous-jacents que la dépendance essaie de satisfaire, en s’engageant de façon proactive dans d’autres activités satisfaisantes.

Le plus souvent, une dépendance est une évasion psychologique, que nous avons appris à utiliser comme un moyen de fuir les réalités de la vie. Si nous parvenons, dans les premiers stades de la dépendance, à se maintenir occuper par des activités saines et satisfaisantes, et ainsi mettre plus de sens dans nos vies, la dépendance disparaîtra probablement d’elle-même. La satisfaction vient souvent par le fait de se fixer des défis réalistes et d’atteindre les objectifs que nous avons fixés.

Nous devrions essayer de trouver de nouveaux emplois ou projets qui nous permettrons d’exprimer notre créativité, de trouver de la satisfaction et de reconnecter avec l’extérieur et le monde qui nous entoure. Cela aidera à remplir le «vide» que nous avons essayé inconsciemment de satisfaire par un plaisir malsain. Quelques idées peuvent être trouvées dans notre rubrique “activités casher”)

Une « fausse » satisfaction nous amène à nous renfermer sur nous-mêmes et à lentement détruire nos vies. Une véritable satisfaction, par contre, nous aide à nous ouvrir au monde qui nous entoure et à se reconnecter avec nos âmes. Chaque Juif a une « ouverture à D. », une endroit à l’intérieur de nous-mêmes qui se sent vide s’il n’est pas rempli par D.. Souvent, inconsciemment, nous essayons de combler ce sentiment de vide par la convoitise. Mais, la meilleure façon de remplir cette « ouverture à D. », et d’atteindre une réelle satisfaction et joie, consiste évidemment à établir une véritable connexion avec Hachem. Comme le Passouk dit : « Tamou Ouréou Ki Tov Hachem – Goûtez et voyez que Hachem est bon », et « Vehitnaeg al Hachem – Trouver du plaisir en Hachem ». Ceci peut être construit en ajoutant de la keddousha à notre vie, cherchant une connexion plus profonde avec la yiddishkeit (religion) de façon général, ainsi qu’à travers l’étude de la Torah avec contentement. La Torah est semblable à l’eau, et nous ne pouvons pas éteindre un feu sans eau, même si nous savons qu’il peut nous brûler. Nous pouvons essayer de nous lier à une nouvelle h’avroutah ou ajouter un chiour à notre emploi du temps journalier ou hebdomadaire. Voir la rubrique “Torah” des “activités casher” pour plus d’idées sur la manière d’enrichir nos vies en Torah, et pour trouver des liens vers de nombreux sites formidables de Torah et Shiourim audio et vidéo. Nous pouvons aussi rechercher du « oneg » (plaisir) dans les Mistvot comme Chabbat et Yom-Tov, en chantant des Zémirot et en passant du temps avec nos enfants. Ce type de choses sont également inclues dans « Vehitaneg Al Hachem » car le oneg qui est lié aux mitsvot a un kiyoum (est durable). Oui, même la bonne nourriture de Chabbat peut être une découverte spirituelle, par opposition aux plaisirs interdits qui nous laissent un sentiment de vide à l’intérieur de nous (et c’est la raison pour laquelle nous les voulons à nouveau juste après).

D’autres idées pour nous aider à commencer à vivre «en dehors de nous-mêmes», et à ressentir plus de satisfaction en général, pourraient inclure des projets de H’essed ou l’implication dans la communauté de façons diverses. Si vous êtes un Bah’our Yeshiva, vous pourriez essayer d’obtenir le job d’organiser la Otzar Hasefarim, gérer la cantine, fournir un service de pressing à la Yeshiva, coiffeurs etc… Si vous ne faites pas d’études ou que vous ne travaillez pas, essayer de trouver un emploi! Le principal est d’être occupé, se reconnecter au monde qui nous entoure, et de trouver de la satisfaction de différentes manières qui contrecarreront la «fausse satisfaction» que la dépendance tente de nous fournir.

Rav Wolbe Zatsa”l dans son sefer «Psychiatrie et religion» (p.82) suggère de cultiver une combinaison de satisfaction religieuse et satisfaction sociale pour aider nos jeunes à battre ce défi. Il écrit:

La phase difficile de l’adolescence est un terreau fertile pour cultiver les sentiments de culpabilité, surtout pour la jeunesse religieuse. La masturbation est une interdiction sérieuse. Pourtant, presque tous les jeunes trébuchent dans ce domaine et sont incapables de trouver la force de surmonter cela. Le résultat est un sentiment de culpabilité. C’est là que les conseils avisés de Rabbanim et Meh’anh’im sont nécessaires. Comme nous le savons, un Rav n’est pas autorisé à «pardonner les fautes» et sûrement pas à permettre ce qui est interdit. Cependant, il peut guider, calmer et amener le jeune à l’acceptation de lui-même. Et pour compléter, cultiver une vie sociale et amener les jeunes dans la vaste richesse de la Torah qui pourra susciter en eux une profonde soif d’acquérir et de grandir dans la Torah. Comme nos sages ont dit: «La Torah est bonne avec le Dereh’ Erets, car peiner pour les deux fait oublier la faute». Autrement dit, le labeur pour la Torah accompagné du labeur pour cultiver une vie sociale florissante, apportent une situation où, au fil du temps, on oublie la faute. Au lieu d’une constante bataille qui est sans espoir, à travers un travail dur positif dans la Torah et la vie sociale lentement mais sûrement, les jeunes se rétabliront de la masturbation. C’est le chemin conventionnel de H’inouh’ qui est accepté aujourd’hui. Oui, la vie de Torah demande un H’inouh’ intensif. Sans H’inouh’, il n’y a pas d’échappatoire pour les jeunes plongés dans les sentiments de culpabilité et de désespoir.