Thérapie
Très souvent, la dépendance provient de problèmes sous-jacents comme une enfance difficile, une faible estime de soi, l’anxiété, la dépression et ainsi de suite. Nous avons utilisé la dépendance comme une échappatoire pour s’enfuir de la douleur émotionnelle, ou comme une tentative de combler un vide que nous avons senti dans nos vies. Un thérapeute de dépendance, de préférence quelqu’un qui est formé pour les dépendances au désir, pourra nous aider à explorer les causes sous-jacentes de notre addiction, et découvrir de quelle racine proviennent nos comportements.
Très souvent, la dépendance provient de problèmes sous-jacents comme une enfance difficile, une faible estime de soi, l’anxiété, la dépression et ainsi de suite. Nous avons utilisé la dépendance comme une échappatoire pour s’enfuir de la douleur émotionnelle, ou comme une tentative de combler un vide que nous avons senti dans nos vies. Et une fois que nous nous sommes accrochés à cela, on ne pouvait plus s’arrêter. Souvent, ces problèmes sont profondément ancrés dans notre psychisme depuis notre enfance. Depuis tout jeune, nous avons utilisé la plaisir pour soigner nos sentiments d’insuffisance ou de vide que nous avons sentis dans nos vies qui peuvent avoir découlé de traumatismes d’enfance, de mauvais traitements, ou même d’isolement social, comme tout simplement « ne pas trouver sa place ». Un thérapeute de dépendance, de préférence quelqu’un qui est formé pour les dépendances au désir, pourra nous aider à explorer les causes sous-jacentes de notre addiction et découvrir de quelle racine proviennent nos comportements. Ceci est important à long terme, car même si nous apprenons à combattre la dépendance, si nous ne traitons pas les causes sous-jacentes il y aura souvent une récidive de la maladie plus tard.
Outre l’importance que le thérapeute soit formé pour les dépendances, il est préférable que le thérapeute que nous choisissons soit quelqu’un qui a fait face à l’addiction lui-même et s’en est libéré. Comme on dit en anglais, “It takes one to know one” qui signifie “il en faut pour savoir”. La mécanique de toutes les dépendances est très similaire, de sorte que le type d’addiction que le thérapeute avait ne fait pas vraiment d’importance.
Choisir un thérapeute qui n’est pas formé dans les addictions et ne comprend pas la nature de l’addiction, sera souvent la cause de beaucoup de frustrations et de perte de beaucoup de temps et d’argent avant que nous réalisions qu’il ne nous aide pas vraiment. Il peut essayer de nous aider à trouver les raisons sous-jacentes, mais une dépendance est une maladie, et comprendre d’où elle provient n’est pas suffisant pour nous permettre de nous libérer. Tout comme la compréhension de ce qu’est une jambe cassée ne nous permettra pas de la guérir, toute la compréhension, et la “connaissance de soi’’ dans le monde ne peut pas enlever la dépendance –qui est une maladie physique accompagnée d’une obsession mentale.
Un bon thérapeute des addictions sera en mesure de nous apprendre à commencer à vivre une vie réelle au lieu de fantaisie, comment renouer les liens avec le monde qui nous entoure, comment « sortir de nos têtes » et cesser de vivre une vie égocentrique, comment admettre l’impuissance, et comment « remettre » l’addiction à notre Puissance Supérieure et orienter notre vie vers Lui (souvent en utilisant la méthode des 12 Etapes). Il nous apprendra à abandonner la besoin de “contrôler” qui est à la base de toute addiction, et comment commencer à faire confiance en nous-mêmes, en le monde autour de nous, et en D., sans avoir recours à des échappatoires et à la nécessité de « contrôler », que la dépendance exigeait.
Il existe aussi des techniques telles que CBT (Cognitive Behavioral Therapy – Thérapie cognitive comportementale) et les techniques de Patrick Carnes, que beaucoup de thérapeutes formés dans le traitement de la dépendance au désir utilisent.
En outre, un bon thérapeute des addictions incitera souvent à rejoindre un groupe des 12 Etapes, soit en parallèle avec la thérapie, soit comme suivi, et il sera peut-être en mesure de nous aider à travailler à travers le programme des 12 Etapes lui-même.
Bien que l’on soit peut-être religieux, il n’est pas nécessaire de choisir un thérapeute religieux afin d’être aidé, tout comme le médecin qui guérit une jambe cassée n’a pas besoin d’être religieux pour pouvoir nous guérir. Ce qui importe vraiment, c’est que le thérapeute comprenne bien la nature de l’addiction, et soit formé pour la traiter. Comme le Rav Avraham J. Twerski répondit à quelqu’un sur notre réseau, qui a écrit pour lui demander un conseil à propos d’aller chez un thérapeute non-religieux :
Du fait que Freud était un athée qui était anti-religion, la psychologie s’est faite une mauvaise réputation il y a des années (qui était bien mérité). La psychologie moderne n’est généralement pas anti-religion. Un bon thérapeute des addictions sexuelles, ne conduira personne à quitter le dereh’. Une personne qui a une dépendance sexuelle est, dans ce domaine, en dehors du dereh’ déjà, et recevoir de l’aide peut effectivement lui permettre de renforcer sa religion. Bien sûr, je ne peux pas garantir tous les thérapeutes. Mais s’il a une bonne réputation, ça devrait être ok.
Voir notre rubrique d’aiguillage vers des thérapeutes pour avoir accès à une base de données des thérapeutes dans le monde entier, où l’on peut effectuer des recherches par pays et par ville. Aussi, lorsque vous assistez à une réunion des 12 Etapes, vous pourrez trouver le nom d’un thérapeute compétent en demandant autour de vous.